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Après son licenciement chez RIM en juin dernier, Me Nadon retrouve le sourire chez Jolicœur Lacasse
Jean-François Nadon ne s'en cache pas. S'il a quitté RIM, ce n'est pas de son propre fait. "J'ai fait partie des licenciements chez Research In Motion (RIM) en juin dernier", explique l'avocat et agent de marques de commerce. Me Nadon avait rejoint RIM en janvier 2008 et pratiquait dans la région de Waterloo en Ontario depuis 3 ans et demi. Mais les résultats en baisse du fabricant de Blackberry avaient contraint la firme à procéder à une vague de licenciements à l'aube de l'été. Me Nadon s'est donc retrouvé sans emploi.

"On s'est alors demandés avec ma conjointe si nous restions à Waterloo ou si nous retournions à Montréal", se souvient l'avocat qui a fait son droit à l'Université de Montréal et qui y a pratiqué pendant quelques années. Finalement, ce sera le Québec. Et, coup de pouce du destin, l'avocat voit une offre d'emploi de Jolicœur Lacasse. "C'était un cadeau du ciel ! se rappelle Me Nadon. J'ai envoyé mon application à la suite de quoi j'ai été convoqué en août puis ils m'ont fait une offre que j'ai acceptée."

Cela fait maintenant 4 semaines qu'il s'est joint à l'équipe du cabinet. "L'accueil a été très chaleureux, confie l'avocat. Les gens ont montré beaucoup d'enthousiasme dans le fait de m'avoir avec eux, et je peux en dire autant par rapport à eux."

Le passage du conseil juridique en entreprise à la pratique privée s'est effectué tout en douceur bien que des différences subsistent entre les deux pratiques. "L'environnement de travail en entreprise est beaucoup plus ambigüe car l'on doit traiter avec différentes unités d'affaires; d'autre part, c'est beaucoup moins structuré qu'en pratique privée et l'on participe moins au développement de la firme ou à des conférences et ce sont des choses qui me manquaient", indique Me Nadon. Et d'ajouter : "en revanche on pense souvent que l'on travaille moins en entreprise, mais c'est faux! on travaille autant sinon plus..."

Le premier des objectifs de Jean-François Nadon pour les prochains mois au sein du cabinet c'est de "desservir les besoins des clients du cabinet en matière de marques de commerce."

En attendant, le retour au bercail de l'avocat est une réussite. La clé de ce succès ? "Je suis revenu dans mon ancien quartier, Notre Dame de Grâce, donc l'acclimatation s'est faite rapidement puisque je connais tous les spots de NDG", dit en riant Me Nadon.